Ethereum en 2026
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Ethereum en 2026 : non, ce n'est pas la fin. Voici ce qui se construit vraiment

Mis à jour le 6 août 2026 à 12h00
8 min

Dernière mise à jour : 6 août 2026 à 12h00

Après Fusaka (décembre 2025), le réseau prépare deux mises à jour majeures en 2026 : Glamsterdam puis Hegota.

« Est-ce la fin d'Ethereum ? » La question revient à chaque cycle, et elle mérite mieux qu'un titre putaclic : une réponse factuelle. En 2026, Ethereum traverse en réalité sa phase de transformation technique la plus rapide depuis son passage à la preuve d'enjeu, avec un rythme inédit de deux mises à jour majeures par an. Voici où en est vraiment le réseau, ce qui a changé pour toi, et les défis qui restent entiers.

Le contexte : pourquoi tout le monde annonçait la mort d'Ethereum

Les critiques de fond sont connues : des frais historiquement élevés sur la chaîne principale, une expérience utilisateur complexe, et une concurrence agressive (Solana en tête) qui traite des millions de transactions par jour pour des frais quasi nuls. La réponse d'Ethereum n'est pas de nier, mais d'exécuter une feuille de route méthodique : renforcer la couche de base, déporter le volume vers les rollups (Arbitrum, Optimism, Base), et rendre le tout moins cher et plus rapide, étape par étape.

Ce qui a déjà changé : Pectra et Fusaka (2025)

L'année 2025 a été charnière avec deux mises à jour majeures. Pectra (mai 2025) a amélioré les portefeuilles et l'expérience utilisateur. Fusaka (3 décembre 2025) a préparé le passage à l'échelle : son apport principal, le PeerDAS, permet aux validateurs de vérifier des échantillons de données au lieu de tout télécharger, réduisant leur besoin en bande passante d'environ 85 %. Dans la foulée, les forks BPO1 (9 décembre 2025) et BPO2 (7 janvier 2026) ont augmenté le nombre de « blobs » par bloc, l'espace de données utilisé par les rollups. Conséquence directe pour toi : les frais sur les réseaux de seconde couche ont fortement chuté, rendant l'usage quotidien quasi gratuit.

Glamsterdam : la grande mise à jour du premier semestre 2026

La Fondation Ethereum a publié le 18 février 2026 ses priorités pour l'année autour de trois axes : passer à l'échelle, améliorer l'expérience utilisateur, durcir la couche de base. La mise à jour Glamsterdam, attendue autour de l'été 2026, en est la pièce maîtresse :

  • Objectif de limite de gas fortement relevé (l'objectif affiché est de 200 millions contre 60 millions actuellement), notamment via une exécution plus parallèle des transactions (les Block-level Access Lists).
  • L'ePBS (Enshrined Proposer-Builder Separation) : le protocole gère lui-même la relation entre validateurs et constructeurs de blocs, ce qui s'attaque frontalement au problème de la MEV (la valeur extractible par les intermédiaires) et redonne de la place aux validateurs solo.

Hegota : la suite, fin 2026

Deuxième hard fork prévu dans l'année, Hegota vise notamment les Verkle Trees (des preuves beaucoup plus légères, qui réduisent les besoins de stockage des nœuds), les prototypes FOCIL et l'abstraction de compte native, qui simplifiera un jour radicalement l'usage des portefeuilles. Le tout s'inscrit dans une feuille de route de long terme incluant la résistance aux ordinateurs quantiques.

Alors, la fin d'Ethereum ?

Les faits disent le contraire d'un réseau à l'agonie : un rythme de développement accéléré, des frais de seconde couche effondrés, une gouvernance technique renouvelée et une feuille de route publique tenue. Les vrais défis restent entiers : la concurrence sur les frais et la vitesse, la complexité de l'écosystème pour les nouveaux venus, et la patience des utilisateurs face à une stratégie incrémentale. Ethereum ne joue pas sa survie en 2026 ; il joue sa capacité à rester la couche de règlement de référence pendant que d'autres vont plus vite.

Cet article décrit l'état technique du réseau, pas une opinion sur le prix de l'ETH.

Questions fréquentes

Quelles sont les prochaines mises à jour d'Ethereum ?

Glamsterdam, attendue autour de l'été 2026, puis Hegota en fin d'année. Le réseau est passé à un rythme de deux mises à jour majeures par an.

Pourquoi les frais ont-ils baissé sur Arbitrum, Base ou Optimism ?

Grâce à Fusaka (décembre 2025) et aux forks BPO qui ont augmenté l'espace de données disponible pour les rollups sur la chaîne principale.

Ethereum est-il toujours en preuve d'enjeu ?

Oui, depuis 2022. Les validateurs immobilisent leurs ETH en garantie pour sécuriser le réseau.

Ethereum va-t-il disparaître face à Solana ?

La concurrence est réelle sur les frais et la vitesse, mais Ethereum reste la plateforme de smart contracts dominante en valeur sécurisée, avec une feuille de route active. Les deux réseaux coexistent avec des philosophies différentes.

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